Fréquence-grenouilles en forêt du Gâvre : les bonnes ondes !

Ph Evrard

Grenouille verte

L’opération nationale Fréquence grenouilles est à l’initiative du réseau des Réserves naturelles de France et des Conservatoires d’espaces naturels. L’objectif est de sensibiliser le grand public à l’intérêt et aux dangers qui menacent les zones humides.

Depuis plusieurs années, la Maison de la Forêt s’associe à cette opération en montrant la richesse des mares de la forêt en amphibiens.

Ce 31 mars, une sortie nocturne était organisée, malheureusement avec peu de participants pour profiter d’une soirée très riche en observation.

Ph Evrard

Triton alpestre

Les tritons étaient à l’honneur avec la découverte de deux joyaux de la forêt : le triton alpestre, localisé uniquement à ce massif forestier en Loire Atlantique et le Triton marbré, splendide animal  dont on a beaucoup entendu parler du coté de Notre Dame des landes ! Les mâles des deux espèces présentaient des crêtes caractéristiques de leur phase aquatique pour la période de reproduction, ce qui a permis d’expliquer la différence de comportements reproductifs entre les tritons et les grenouilles ou les crapauds.

Des Triton palmés et des larves de Salamandres tachetées étaient également observables à la lumière des lampes torches.

Nous nous sommes ensuite déplacés dans un 2ème site, à la rencontre  de la Grenouille de Lessona, une espèce de grenouille verte de petite taille et qui est en voie de raréfaction en France. Les mares forestières constituent de bons refuges pour cette grenouille. Puis la soirée s’est terminée par une discussion autour d’un cas très concret de préservation des espèces : un couple de Grenouilles rousses, (espèce très rare en Loire Atlantique) avaient eu le très mauvais réflexe de pondre dans une simple ornière déjà en cours d’assèchement. Avec nos deux jeunes naturalistes en herbe, Lenny et Margot, nous avons alors posée la question suivante: faut-il laisser faire la nature et accepter que ces têtards meurent d’ici peu de temps ? Ou faut-il intervenir pour pêcher les têtards et les remettre dans la mare à une dizaine de mètres ?

 A l’unanimité, les adultes et les enfants ont considéré que l’homme  occasionnait suffisamment de dégâts pour que dans ce cas précis, il soit interventionniste.

Le temps de déménager une grande partie de ces têtards dans la mare voisine, il était minuit et les participants se sont séparés avec des images de tritons et de grenouilles plein la tête.

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