La Forêt dans tous ses états

Nous étions une dizaine à braver le ciel menaçant en cette matinée du mercredi 9 août, après une bonne journée de pluie la veille.

Jean-Paul entouré du groupe des participants

Le trio habituel de bénévoles encadrait cette sortie, Patrick pour les mammifères (cervidés, blaireau, renard par exemple) Jean Paul pour l’histoire de la forêt et les oiseaux, et enfin, Jean Louis, moi-même pour les papillons et les champignons.

En partant de l’arboretum, nous nous sommes tous les trois exprimés sur la gestion forestière, l’histoire de la forêt du Gâvre, en se situant aussi par rapport à la forêt en France, et en Europe. Puis le groupe a emprunté le sentier des Chêtelons.

 

Sous le couvert d’un gaulis

 

Pénétrer sous ce couvert de chênes plus que centenaires procure à chaque fois une sensation de fraîcheur et de zénitude. En effet, cette parcelle de vieille futaie préservée, (pour l’instant) est une véritable cathédrale !

 

 

Explications de la gestion d’une forêt par Jean-Paul

 

 

On observe tout : une « loupe » sur un arbre, les arbres de sous étage, les insectes, une fosse pédologique… Puis, sur le parcours, on explique l’évolution et les différents stades d’une futaie régulière avec les étapes de semis, fourrés, gaulis, perchis, jeune futaie, vieille futaie… En effet dans chaque parcelle les arbres à l’origine ont le même âge.

 

Tiens ! Une perle de bois toute ronde… c’est une galle du chêne, provoquée par le cynips du chêne, un lointain cousin des abeilles.

Puis les premiers champignons , grâce aux pluies de juillet et août : de nombreuses russules (mais aucune d’intérêt culinaire), des collybies, des champignons sur bois mort, des polypores, une amanite rubescens mangée par une jolie limace, l’Anthurus d’Archer  (en forme d’étoile) qui a été importé d’Australie dans des balles de laine de moutons sur Bordeaux et dans l’Est de la France vers 1830… Depuis on en trouve partout.

Ganoderme resineux -Ganoderma Resinaceum

Anthurus d’Archer – Clathrus Archeri

 

Pesize Turquoise –
Chlorociboria aeruginascens

Mais on se calme !!!! Pas encore de cèpes !!! Alors…. Patience ! Une bonne pluie orageuse sans causer de dégâts serait la bienvenue.

Feuilles de hêtres dont on aperçoit les poils sur le pourtour. Photo : P. Evrard

On regarde les arbres pour les identifier… Ah, voilà une petite colle : Comment différencier la feuille du charme de la feuille du hêtre ?  

Une aide mnémotechnique : Le charme d’Adam est d’être à poil.

Vous l’avez compris : la feuille du charme a des dents sur son pourtour et celle du hêtre a du poil (en regardant à contre jour, c’est plus facile à observer).

 

 

 

On découvre le terrier du blaireau, parfois squatté, avec l’accord de ce dernier, par le renard.

Terrier de blaireau, et les explications de Patrick

Pour définir l’écosystème forestier, il faut utiliser ses 5 sens : on observe, on compare, on écoute, on sent, on touche, parfois on goûte certains champignons. Mais réservé aux connaisseurs!! On ne joue pas avec ça!!!

Et à chaque sortie on découvre toujours quelque chose de nouveau. Rien que sur le règne fongique  nous avons comptabilisé ce matin une quinzaine de champignons différents !

L’automne est pour bientôt, alors faites vite ! Réservez auprès de l’Office de tourisme de Blain ou de la Maison de la Forêt pour les sorties  «brame du cerf » et « recherche de champignons ».

Jean Louis POTIN

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